Blog Les compléments alimentaires
Un complement alimentaire

Comment fabrique-t-on un complément alimentaire ?

De la production d’une plante médicinale par un agriculteur à la fabrication d’un complément alimentaire sous forme de gélules ou de comprimés, de nombreuses étapes ont lieu pour offrir la composition la plus efficace et sûre au consommateur. Bien qu’en 2020, 53% des Français déclaraient qu’ils avaient déjà utilisé des compléments alimentaires (Opinionway et Synadiet, 2020), il n’est pas certain qu’ils sachent tous la façon dont ces produits sont élaborés. Mais alors, comment est fabriqué un complément alimentaire ? Nous avons posé quatre questions à Julie Alos, biologiste de BIEN, pour en savoir davantage.

Sur quoi vous basez-vous pour élaborer la composition d’ un complément alimentaire ?

Pour la formulation du complément, c’est-à-dire l’élaboration de sa composition, nous nous basons essentiellement sur des études cliniques faites sur les plantes et sur des données scientifiques disponibles sur les autres ingrédients comme les vitamines ou les minéraux. Nous nous appuyons aussi sur les études INCA faites sur les habitudes alimentaires des Français pour savoir ce qu’ils consomment et quel apport en vitamines et minéraux leur alimentation quotidienne leur procure. En fonction de cela, nous déterminons les carences et les quantités nécessaires pour compléter la valeur nutritionnelle de référence (VNR) établie par les scientifiques.

Nous nous appuyons donc sur des recherches scientifiques, par exemple pour comparer les effets de plusieurs plantes et connaître leurs interactions, mais nous devons également prendre en compte des aspects pratiques, par exemple la possibilité de s’approvisionner facilement en une plante.

Une fois votre formule établie, quelles sont les étapes de fabrication ?

Nous travaillons ensuite avec un façonnier qui va fabriquer notre formule et établir sa faisabilité : pouvons-nous nous approvisionner facilement en plantes (selon la récolte et la demande) ? Les quantités établies peuvent-elles entrer dans des gélules de petites et moyennes tailles ? Doit-on ajouter ou retirer des excipients ? Une fois ces aspects décidés et validés, nous déclarons nos produits à la DGCCRF (la Direction générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des fraudes). Ensuite, le façonnier lance la production : il commande les matières premières, les assemble, les mélange et les met en gélules, assure le conditionnement des gélules dans nos piluliers en verre et nous les envoie.

Un complément alimentaire contient-il beaucoup d’ingrédients différents ?

Aujourd’hui chez BIEN, nous limitons le nombre de plantes dans nos produits à 2 maximum afin de pouvoir contrôler leurs interactions et d’avoir une quantité suffisante de chaque plante pour assurer leur efficacité. Trop d’ingrédients, c’est prendre le risque de trop augmenter l’effet d’un complément ou au contraire de ne pas avoir d’effets du tout car les quantités de plantes sont trop faibles. Avec 2 plantes maximum, nous maîtrisons l’efficacité du complément et limitons ses interactions avec la consommation de médicaments et la nourriture quotidienne du consommateur. Sur ces sujets, l’avis du médecin traitant reste essentiel et nous recommandons à toute personne songeant à consommer des compléments alimentaires de le consulter.

Quels sont les défis de la fabrication des compléments alimentaires pour le futur ?

L’objectif est que dans les années à venir, nous soyons davantage maîtres de ce qu’il se passe au moment de la production des plantes, que les champs se trouvent près de nous et que nous puissions aller à la rencontre des agriculteurs et faire vivre l’agriculture française. L’objectif serait d’avoir le contrôle sur toute la chaîne de fabrication, de la production de la plante à son arrivée dans le complément alimentaire.

Sources

Opinionway, Synadiet (2020). Les Français et les complément alimentaires, Rapport présenté à la conférence de presse, juin 2020.